TOUT LES DROITS APPARTIENNENT À STEPHENIE MEYER


RÉSUMÉ________________________________

" ____Je vais vous raconter une histoire.
____Celle dans laquelle Vampires et Loups-Garou ne forme qu'un seul clan.
____Celle dans laquelle mes parents, Edward et Bella, se retrouvent confrontés à une situation qui les dépasse. Pourtant, ils étaient prévenu.
____Celle dans laquelle on se rend compte de ce qui m'est vraiment important, de Qui est important. Jacob.
____Celle dans laquelle les légendes ne sont pas que de veilles histoires.
____Celle dans laquelle tout est possible.
________Voici... Mon histoire...____"








SOMMAIRE_______________________________

__________________________Prologue
__________________________Chapitre 1 : Et Si ...
__________________________Chapitre 2 : Évidence
__________________________Chapitre 3 : La Push...
__________________________Chapitre 4 :Départ
__________________________Chapitre 5 : Adieux et Retrouvailles
__________________________Chapitre 6 : Midnight Sun
__________________________Chapitre 7 : Évènement
__________________________Chapitre 8 : Les enfants de la lune
__________________________Chapitre 9 : Point de vue
__________________________Chapitre 10 : Espoirs & Désespoirs
__________________________Chapitre 11 : Affrontement
__________________________Chapitre 12 : Londres
__________________________Épilogue


Bonne Lecture..




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Cela me révulse.
Où est passé votre respect?
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# Posté le samedi 07 février 2009 12:30

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 21:41





Prologue



Je n'avais pas toujours compris pourquoi il était là, constamment là, avec moi. Mais le jour où j'avais appris la vérité avait était le plus beau de toute ma vie. Le plus malheureux aussi. Maintenant que je savais à quel point il comptait pour moi, il ne m'était plus supportable de ne pas le voir, le sentir, le toucher... Heureusement, il était là.
En revanche, la fois où j'avais le plus besoin de lui, où lui et moi ne devions faire qu'un, il m'avait laissé seule. Tellement seule que j'en mourais à présent. Mais où était-il? Où était Jacob pendant que je vivais l'enfer? Était-il mort également? Car seule la mort l'éloignerait de moi, et encore je ne pourrais m'y résoudre et l'y rejoindrait.
Il savait que je lui avais été arrachée, alors, s'il était vivant, pourquoi ne venait-il pas me délivrer? Je préférais mille fois la mort à notre séparation et j'étais consciente que la réciproque était vraie. Il ne pouvait être que mort dans ce cas. Lorsque mon bourreau revint vers moi, j'avais pris ma décision de rejoindre mon amour éternel. Et, alors qu'on m'avait interdit de le faire sous peine de mourir, je me mis à hurler le plus que je pouvais. Lorsqu'il m'entendit, il arriva le sourire aux lèvres car, enfin, il pourrait venger celle qu'il avait aimée. Je lui souris pour en rajouter à son envie de meurtre. Le coup vint. Et tout devint noir.

# Posté le samedi 07 février 2009 06:20

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 21:02





Chapitre 1 : Et si...



Nous étions de sortie. À quatre. J'étais heureuse que maman m'autorise à sortir en boite à seulement cinq ans, elle savait évidemment que je ne risquais rien et de toute manière j'avais l'apparence d'une fille de 17-18ans – comme elle. Mais toutefois, elle avait décidé de m'accompagner et papa aussi. Pour mon plus grand soulagement Jake serait là, lui-aussi. Mon père n'était pas très content qu'il nous accompagne car, nous étions des vampires et Jake était un loup-garou. Cela, c'est l'excuse que ma mère m'avait expliqué trois ans plus tôt en réponse à une de mes questions, mais je n'étais pas précoce pour rien, j'ai fini par saisir. Jake était toujours avec moi, c'était mon meilleur ami et je passais un temps considérable avec lui à rire, à jouer, à chasser, à parler... Je l'aimais comme un frère. Plus qu'un frère. C'était mon Jacob, que dire de plus ? Mise à part que ça déplaisait à mon père. Tant pis, je désirais leur compagnie à eux trois plus que tout au monde et ils étaient donc toujours à trois. Maman avait fini par l'accepté, Jake était aussi son meilleur ami.
Je réfléchissais à ça. Jake était son meilleur ami. Le mien aussi. Pourtant nos relations étaient différentes. Lorsqu'il était avec elle, ils parlaient, riaient, passaient du bon temps. Entre lui et moi c'était presque la même chose, la différence était que je ne pouvais me passer de sa présence, alors que ma mère si. Nous étions indissociables. Elle et lui pouvait se quitter pendant plusieurs jours sans aucun problème, elle avait mon père. Qui avais-je, moi, sinon lui ? Je le voulais pour moi toute seule, je désirais continuellement sa présence. Je ne comprenais pas, je ne ressentais pas ça pour mes tantes, Alice et Rose, ni mes oncles, Jasper et Emmett, ni pour mes grands- parents.
Soudain on m'interpella.
- Nessie ! apella la voix famillière, et si mélodieuse, de Jake.
Je souris et me précipita à une vitesse surhumaine dans ses bras.
- Je suis si contente de te voir !
- Moi aussi, souffla-t-il en me couvant d'un regard empreint de bonheur.
C'était toujours comme ça avec Jake, le bonheur constant. Maman m'avait confié qu'avant – dans une période ou elle avait été séparée de papa -, elle le considérait comme son soleil. Elle avait tort. Pour moi c'était plus que ça, il était comme un arc-en-ciel. Même lorsqu'il pleuvait, il trouvait le moyen de rendre tout magnifique et d'illuminer tout autour de lui par mille-et-une couleur.
Je posais ma main sur sa joue en souriant. Il le vit, le bel arc-en-ciel, qui colorait les nuages perpétuels de Forks, puis comme il ne comprenait pas où je voulais en venir – je le sus immédiatement car il fronça les sourcils un sourire – je nous ajoutais dans la scène, sous l'arc-en ciel, en train de rire.
- On y va ! dit mon père qui avait, bien entendu, décrypté toutes les pensées que j'avais, ainsi que le paysage que je venais de montrer à mon ami, mais il ne s'autorisa aucun commentaire.
Une heure et demi plus tard nous arrivâmes à Seattle, ma chère mère avait voulu prendre le volant de sa Ferrari car depuis qu'elle l'avait essayé, elle ne pouvait plus se passer d'aller à une vitesse incroyable sur les autoroutes. Nous entrâmes peu de temps plus tard dans une des riches boites de nuit de la ville. Lorsqu'ils nous avaient vu sortir de la Ferrari habillés comme des stars – par les soins d'Alice, et même Jake avait fait l'effort !-, ils nous avaient directement fait passer la file.
Une fois à l'intérieur, nous fûmes vite la cible de tous les regards. Mes parents évitaient au possible les néons bleus qui faisaient ressortir des éclats trop spéciaux sur leur peau, à l'inverse, Jake et moi nous attardâmes sous ceux-ci qui reflétaient ma peau d'albâtre d'une manière vraiment magnifique. J'étais très belle, tout le monde me le répétait sans cesse. Si belle que même Rosalie ne pouvait le nier. Il n'était donc pas étonnant que tous les regards – des filles jalouses et garçons cupides – soient braqués sur moi, bien qu'aucun ne soit plus entreprenant. La robe noire choisie par Alice arrivant à mi-cuisse et les talons de neuf centimètres allongeaient vraiment mon petit mètre soixante ordinaire. Mes cheveux roux cuivrés qui arrivaient d'habitude en bas de mon dos, avaient été relevés avec brio par ma talentueuse tante Rose et des boucles folles retombaient le long de mes joues et de ma nuque. Aucun artifice tel que le maquillage ne mettait nécessaire, évidement.
Après que mon père nous ait choisi la table la plus reculée de l'endroit – on préférait ne pas être trop près des humains qui se dépensaient et suaient sur la piste des fois que le tentation soit trop forte pour maman... ou moi, bien que cela était fort improbable, Jake me pris par la mains et m'emmena jusqu'au bar pour commander à boire. Il prit un cocktail avec alcool pour lui, et trois non-alcoolisés pour moi et mes parents. Mon père leva les yeux au ciel en le voyant boire une longue gorgé de son breuvage mais grogna lorsqu'il m'en proposa. Je refusais malgré moi car, comme le disait mon paternel, on ne savait pas quels seront les effets sur moi car j'étais à moitié humaine.
-Ne t'inquiète pas pa... Edward ! lançais-je me souvenant un peu trop tard que dire « papa » à quelqu'un du même âge que nous (physiquement en tout cas) paraissait très bizarre pour quiconque n'étant pas au courant.
Jacob et ma mère rirent dans leur coin en voyant l'expression de « Edward »
Ca fait tellement bizarre de t'appeler comme ça ! Pensais-je à l'intention de mon père qui me sourit avant de flanquer un coup de l'épaule de Jacob.
Je levais les yeux au ciel et pris Jake par la main pour l'entrainer avec moi sur la piste de danse.
La musique était entrainante, l'ambiance électrique. Je dansais à moins de deux mètres de mon ami qui me surveillait du coin de l'½il. Un beau garçon vint se coller doucement à moi, je le laissais faire car c'était le premier à oser m'approcher. Mais je me rendis compte qu'il sentait l'alcool et il devint vraiment beaucoup, beaucoup trop proche, plaçant ses mains sur mes hanches. Je le repoussais légèrement.
- Tu es chaude, murmura-t-il lorsqu'il sentit ma main – ma température était effectivement plus élevée que celle des humains.
Je devins plus brusque lorsqu'il sera ma main ne voulant plus la lâcher, mon instinct me disait de l'envoyer valdinguer à travers la pièce bondée mais je me ressaisis en voyant que Jake s'était rapproché.
- Si on allait dans ma voiture, continua-t-il, tu serais aussi chau...
Mais il ne fini pas sa phrase car une main forte et bronzée s'était abattue violemment sur son épaule. Jake.
- Et si tu lui foutais la paix, lui dit mon ami.
- Et si tu dégageais avant que je m'énerve, répliqua l'autre ce qui fit sourire Jacob.
Il était vraiment ivre au possible car personne de normalement constitué n'aurait tenu tête au Quileute. Celui-ci, toujours le sourire aux lèvres, resserra sont étreinte autour de l'épaule du type qui grimaça de douleur. Mes parents s'étaient rapprochés pour observer et les gens avaient formé un cercle autour de nous pour la même raison. Le garçon regarda autour de lui, me dévisagea et partit en titubant sous l'effet de l'alcool et une main sur l'épaule à cause de la douleur que lui avait infligé Jacob. Je me rapprochai de Jacob et effleurai sa joue pour lui envoyé un « merci » plein de couleur. Il me sourit et, me prenant par la main, me fit virevolter au rythme de la musique.
Puis celle-ci changea lançant la place à une plus lente mais toute aussi prenante. Un slow. Jacob regarda furtivement quelque chose derrière moi avant de me prendre par la main et de me serre contre lui. En tournant je vis mes parent un peu plus loin qui dansaient aussi et parlaient de Jacob et moi, sans que je n'en comprenne le pourquoi. Des brides de conversation émanant de mon père comme « j'en ai marre... il a été trop loin... Je ne supporte plus ces histoires... » Venaient jusqu'à mes oreilles. Ma mère le rassura : « arrête de t'en faire, c'est bien que Jake soit là ». Ils devaient surement parler du petit incident de tout à l'heure, je décidais donc de ne plus les écouter et regardais Jake qui me fixait, anxieux. Je lui montrais mes parents et la conversation qu'il avait eue, un voile d'inquiétude passa vivement par ces prunelles mais il le chassa en haussant les épaules, comme si il ne voulait pas en dire plus. Je me serrais contre lui.
Quelque chose changea, soudain. Quelque chose dans ma manière de penser. Jake était là, il serait toujours là pour moi. Je le savais depuis longtemps mais cette vérité, se renforça dans ma tête plus que n'importe quelle autre pour devenir une évidence. Il avait été là, il était là, et surtout, il sera là. Pour toujours. C'est avec cette nouvelle évidence dans la tête que je me laissais bercer par la musique et les bras de mon ami enroulés autour de moi.
Cela allait faire deux heures que je dansais sans m'arrêter avec Jake et, bien que je fusse toujours aussi désireuse de continuer, mes mouvements devenaient de plus en plus lents sous l'effet de la fatigue. Jacob était heureux que je lui dise que j'avais soif – pas de sang pour une fois – il nous paya deux grand vers d'eau et nous allâmes nous assoir en regardant mes parents qui dansaient encore.
Jacob me sourit et commença à me raconter des blagues pourries mais qui me firent rire quand même.
- Alors qu'est ce que vous faites ? demanda ma mère qui s'était rapprochée. Vous voulez rentrez ?
Je regardais autour de moi.
- Nan ! lui répondis-je avec un sourire en coin.
- Tu sais si tu es fatiguée on rentre, on reviendra. Elle jeta un coup d'½il à Jake.
Lui et moi nous fixâmes.
- Nan ! dîmes-nous à l'unisson avant d'éclater de rire.
- Très bien.
Mais à peine deux heures plus tard, j'allais la voir en la priant de partir. Et en la suppliant carrément de prendre une chambre d'hôtel à Seattle cette nuit car je mourrais littéralement d'envie d'aller visiter la ville le lendemain. Elle accepta, elle ne pouvait rien me refuser.
A l'hôtel, mes parents proposèrent de ne prendre que deux chambres, une pour moi, une pour Jake ; eux n'avait pas besoin de se reposer évidemment. Mais je voulais être tranquille et avoir mon intimité sans que mes deux vampires de parents ne soient en train d'attendre que le temps passe dans ma chambre. Ils prirent donc une chambre supplémentaire. Dans l'ascenseur, je pensais à une chanson, celle de la boite de nuit, le slow, me rappelant comment j'avais dansé dans les bras de Jake. Mon père grimaça.
- Tu pourrais t'abstenir, s'il te plait ?
- Sors de ma tête, papa. Dis-je sans pouvoir réprimer mon sourire.
- Qu'est ce qui se passe ? demanda mon loup-garou préféré.
- Elle pense à des choses déplaisantes, lâcha mon père.
- Elles ne sont déplaisantes que pour celui qui n'a pas été invité à les écouter, répliquai-je, tout sourire, en plaçant ma main sur la joue de Jake qui s'esclaffa et après sur celle de ma maman qui leva les yeux au ciel.
- Bella, appela Jacob, pourrait-tu dire à ton cher et tendre de foutre la paix à Nessie et Moi ?
- Ca suffit, Jake ; et toi Edward calme toi, mon amour.
Une fois devant la porte des suites mon père donna ses clés à chacun. J'eus la 276, mes parents la 277 et Jake... la 286 ?
- Il ne restait plus de place à part celles-là, plaida mon père avec innocence.
« N'importe quoi » pensais-je. « C'est vraiment n'importe quoi papa ! »
- C'est la vérité, dit-il. Puis il ajouta après quelques secondes : Jacob ! arrête !
Mais c'était trop tard, il venait de défoncer la porte de la 275. Vide.
- Oh ! désolé de vous déranger ! dis Jake, amer, en faisant semblant de parler à des personnes invisibles, je vois que vous êtes très occupés !
Il renifla avec dédain avant de passer devant mon paternel et de lui prendre la clé des mains.
- Merci, buveur de sang.
- A la niche Clébard ! lâcha mon père, acide. Puis revenant à moi : Bonne nuit ma chérie, dors bien.
Je haussai les épaules, frôlai le joue de ma mère avec mes doigts en lui envoyant un « bonne nuit » accompagné d'un « dit lui de se calmer » que mon père fit semblant de ne pas avoir entendu. Bonne nuit papa, pensais-je toutefois car il m'était impossible de lui faire la tête plus de dix secondes.
Après une heure à tourner en rond, je mis mon MP3 à fond dans mes oreilles pour éviter que mon père n'écoute mes pensées. Il savait que je n'aimais pas cela mais bon il ne pouvait pas non plus faire autrement. Je réfléchissais à cette évidence qui s'était imposée à moi plutôt dans la soirée. Qu'est ce que cela signifiait ? Pourquoi était-il toujours avec moi ? Pourquoi avait-il était si fâché de ne pas avoir une chambre près de la mienne ? Pourquoi donc avait-il était si énervé lorsque le garçon s'était collé à moi ? En y réfléchissant je me rendis compte qu'il n'avait pas pu entendre ce que le garçon m'avait dit, ni voir que il avait commencé à être trop proche, car cela s'était passé en quelques secondes. Puis me revint en mémoire la discussion de mes parents : « j'en ai marre... il a été trop loin... Je ne supporte plus ces histoires... », Puis comment ma mère l'avait rassuré : « arrête de t'en faire, c'est bien que Jake soit là ». Et si je mettais fourvoyée, et s'ils ne parlaient pas du type ivre ? Et s'ils parlaient de Jake ? Ce qui serait en accord avec la réaction de Jake, son inquiétude. Mes parents pensaient peut-être que de fréquenter un loup-garou était dangereux... Mais il y avait plus que cela, j'en étais certaine. Et si... et si... Non, il m'était vraiment difficile d'imaginer cela, pourtant je faisais facilement le rapprochement entre la relation que j'avais avec mon meilleur ami et ce que j'avais lu dans les livres empreints à ma mère tel que « les hauts de hurlevents », ou encore « raisons et sentiments » sur les relations entre les personnages principaux.
« Et s'il m'aimait ? »
J'avais parlé tout haut. Soudain, un mouvement attira mon attention : la porte s'ouvrait doucement. Mon père avait-il entendu mes réflexions ? Si oui, ce que je venais de dire ne lui avait probablement pas échappé. Si j'avais raison sur ça et sur le fait qu'il voulait m'éloigner de mon meilleur ami (si j'arrivais encore à le considérer comme ça) mes chances de reparler à Jacob n'était plus très nombreuses.
- Nessie ? apella doucement la voix de Jacob depuis le seuil de la porte, je peux entrer ?
- Euh...oui...oui, bien sûr...entre, balbutiai-je.
Et s'il m'avait entendu ?

# Posté le samedi 07 février 2009 12:12

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 21:01





Chapitre 2 : Évidence



-Qu'est ce que tu fais là Jake ? Chuchotais-je, Si mon père arrive il va t'étrangler ! et -tu sais que je ne plaisante pas sur le terme !
-Te bile pas Nessie, Edward ne me fera rien. Et puis au pire, je me réparerais en un rien de temps, plaisanta-t-il.
Il faisait référence au fait que son corps à moitié lupin se régénérait à une vitesse incroyable. Cela ne me fit pas rire, bien qu'il ne risquait pas grand-chose, je ne voulais pas qu'il soit blessé, ni qu'il souffre. Ca me donner des frissons rien que d'y penser.
-Je plaisante ma belle, il n'osera pas me toucher.
-Je n'en suis pas toujours si sûr.
M'avait-il appelé « ma belle » ? C'était quoi ce délire ? Mes questions remplirent à nouveau ma tête, j'essayais tant bien que mal de les caser au fin fond de ma tête pour ne pas gâcher ce moment avec lui.
-Qu'est ce qui ce passe le dedans ? me demanda-t-il en tapotant légèrement ma tête.
Je lui souris. Je voulais lui parler et lui poser toutes les questions qui trainaient dans ma tête, mais une sensation bizarre, comme un lien solide, indestructible, me donner plutôt envie de le prendre dans mes bras. Ce que je fis. Je m'approchai de lui – qui m'avait rejoins et s'était assis sur le bord du lit -, m'assit sur ses genoux et après avoir passé mes bras autour de lui, ce qui ne fus pas facile vu sa carrure, je nichais ma tête dans son torse. Il avait été pris au dépourvu mais m'enlaça quand même.
-Qu'est ce qu'il y a Nessie ? Pourquoi tu ne me parles pas ?
Sa voix était pleine de tristesse et d'incompréhension. Pourquoi est-ce que cela me faisait mal au plus profond de moi de l'entendre parler ainsi ? Pourquoi le fait que, peut-être, mes parents ne voulaient plus que je le vois me blessait à ce point ? Et comment s'en était-il rendu compte aussi vite ?
Toutes ces question m'embrouillaient le cerveau, je n'arrivai plus à réfléchir correctement, je relevais la tête comme trouver une réponse dans le regard bienveillant de Jacob qui avait toujours l'air impuissant. En me voyant, il écarquilla les yeux.
-Tu pleures ?
-Non.
Mais ma voix m'indiquait le contraire. Pleurais-je ? Je regardais mes doigts que je venais de passer sur ma joue, il y avait bien des larmes. Cela ne m'était arrivé qu'une fois dans toute ma vie, à l'époque où l'on avait tous couru un réel danger et que l'expression de ma mère m'avait transpercé le c½ur, avec toutes les choses auxquelles je pensais je n'arrivais pas à déterminer laquelle était la cause de ces larmes. Jake me prit la main.
-Nessie, parle-moi. S'il te plait.
Je réfléchis. Je n'étais pas certaine de pouvoir lui dire tout ce que je pensais. Je ne voulais pas le blesser ni me rendre ridicule. Pendant que je pesais le pour et le contre, j'avais oublié certaines choses importantes, comme par exemple : ma main dans celles de Jacob. Je ne m'étais pas non plus rendu compte que celui-ci l'avait porté à sa joue.
-Non ! me récriai-je faiblement en retirant ma main.
-Depuis quand as-tu des choses à me cacher ? Depuis qu...
-Qu'as-tu vu ? le coupais-je.
Il avait forcement vu quelque chose, ma main était restée sur sa joue pratiquement trente secondes durant lesquelles j'avais baissé ma garde et m'étais poser mille-et-une questions.
-Pas grand-chose. Toi et moi. Edward. Et ...
-Et ?
-C'est tout.
Mais ce n'était pas tout, je le lisais dans ses yeux.
-Pourquoi me mens-tu ?
-Pourquoi tu me caches ce qui te perturbe ? hein ? Sa voix comportait un mélange de profonde tristesse, de frustration et ... de peur ?
Je lui montrais une partie de ce qui m'inquiétait : que mon père exige notre séparation, ma frustration à une multitude de questions –je ne lui laissais pas le loisir de comprendre leur sens. Je taisais toutefois l'évidence qui s'installait dans ma conscience et selon laquelle il serait amoureux de moi.
-J'ai peur Jake. Avouais-je en sanglotant en silence.
Je le regardais, ses yeux commençaient à briller trop fort, sa lèvres inférieur frémit, et une larme coula le long de sa joue. Jacob pleurait.
-Jake, je ...
Mais il me prit par les épaules et me serra férocement contre lui.
-Ne sois pas triste. Te voir pleurer me déchire le c½ur si fort que je me sens obligé de pleurer avec toi. Je ne te laisserais Jamais Nessie, jamais tu ne seras seule à faire quoi que ce soit. Ne t'inquiète pas je serais toujours là.
Jake m'aimait s'était désormais incontestable. Cette évidence devint une vérité cependant que, déjà, une nouvelle évidence prenait place, mais que je n'arrivais pas encore à décrypter. Nous restâmes ainsi allongés, dans les bras l'un de l'autre, des reniflements tantôt de lui, tantôt de moi se faisaient entendre dans la chambre tandis qu'on essayait de combattre les larmes.
Nous restâmes si longtemps sans bouger et sans parler que nous finîmes par nous endormir. Ma nuit ne se passa pas très bien, je fus envahis par des rêves magnifiques finissant par se briser à la dernière minute. Je me réveillais souvent et les rares fois où j'ouvris les yeux ne modifiaient pas grand-chose à l'ambiance de la pièce – j'étais enroulée dans les bras de Jake qui ronflait paisiblement. J'hésitais à chaque fois de le réveiller pour qu'il s'en aille au cas où mon père arriverait – ou entendrait tout simplement ses pensées dans ma chambre- et le mettrait dehors. Mais je renonçais à chaque fois car je ne voulais pas le réveiller, et puis j'étais bien mise dans le creux de ses bras. Je me rendormis une nouvelle fois.

Dans mon rêve, des papillons volaient au dessus des champs dans lesquels je me promenais sur le dos d'un énorme loup. Je souris. Le soleil brillait de milles éclat différents et somptueux, l'air frais faisait danser mes cheveux derrière moi et une délicieuse odeur m'enivrait. Puis je descendis du loup et le regarda partir sans m'inquiéter, il reviendrait, il l'avait promis. Comme de fait, Jacob réapparut sous sa forme humaine quelques instants plus tard. Il courait vers moi à une vitesse ahurissante, je fis de même vers lui, et nous nous enlaçâmes une fois réunis. Je le regardais sans ne voir autre chose que du bonheur à l'état pur, tout était parfait. Il m'observa avec ferveur jusqu'à ce que je comprenne ce qu'il avait en tête, à ce moment, nos têtes se rapprochèrent et lorsque nos lèvres ne se trouvaient plus qu'à quelques millimètres l'une de l'autre, un bruit attira mon attention. Je l'ignorais, je voulais avoir la fin de mon rêve, savoir ce que cela faisait de l'embrasser, je voulais une fin de conte de fée. Malheureusement, Vampires et loup-garou ne font pas partie du monde de l'émerveillement. Une main froide me tenait écarté de Jake tendit que la deuxième l'attrapait et le repoussait violemment sur un...

J'ouvris les yeux et soupirais, puis les refermais. J'essayais tant bien que mal de me rendormir mais le rayon de lumière dans la chambre m'apprit que l'on était déjà au matin. Quelque chose –une mèche de cheveux- me chatouillait le nez. Je voulu l'enlever de là mais ma main refusa de bouger, elle était aussi assez chaude. Je rouvris les yeux et étouffa un cri. Un sentiment d'angoisse mêlé à de la honte et pleins d'autres choses, dont l'envie meurtre, me traversèrent en une fraction de seconde.
Jacob était toujours près de moi mais il ne dormait pas comme je l'avais pensé, il avait sa main entremêlée dans la mienne et posée... Sur sa joue. Il avait donc pu assister à mon rêve comme si c'était lui qui l'avait fait. Cela faisait deux fois qu'il me faisait le coup de me voler mes pensées.
-Bonjour, me dit-il comme si de rien était, comme si il n'avait pas la moindre idée du rêve que je venais de faire ni de mon expression quand je l'avais surpris.
-B...bon...bonjour, bafouillais-je. Je reviens.
Je tentais d'échapper à son emprise et me dirigea vers la salle de bains que je fermais à clés.
-Nessie, ça va ? s'inquiéta la voix derrière la porte.
« Quel abruti ! » Pensais-je « pourquoi a-t-il fait cela ? De quoi j'ai l'air maintenant ?! ». Je pris ma tête entre mes mains pour essayer de me calmer. Il ne fallait pas que mes pensées alertent mon père. « Mais pourquoi avait-il fait ça, bon Dieu ? » Je me passais de l'eau sur la figure pour essayer de penser à autre chose. J'inspirais. J'expirais. Et sortis de la pièce. Il m'attendait sur le lit, modèle parfait de la décontraction et du je-m'en-foutisme.
-Ca va ? me demanda-t-il une nouvelle fois, inquiet.
-Très bien, mentis-je. Mais tu devrais y aller Jake parce que si là mon père arrive...
-Oui, je comprends, il sera très fâché que je n'ai pas utilisé les draps de la suite qu'il m'a payée.
-Oui, c'est ça.
Je souris, impossible de résister à sa bonne humeur bien longtemps. Je décidais d'aborder le sujet moi-même.
-Tu as bien dormi ?
-Oui à merveille ! et toi ? minauda-t-il.
-Pas trop j'ai fait des cauchemars toute la nuit.
Ce n'était qu'un demi-mensonge après tout. Il grimaça.
-Oh ! Ca parlait de quoi ?
Comme s'il ne le savait pas ! Hypocrites!
-De tout et de rien, c'était dans l'incohérence totale, pourquoi ?
Nouvelle grimace.
-Mais, comme ça.
-Ok. Aller ! Va-t-en avant qu'on nous chope.
Il rit, moi aussi. Il se leva et traversa la pièce sur la pointe des pieds en imitant un astronaute, ce qui déclencha mes rires silencieux. Il arriva près de la porte, enclencha délicatement la poignée et l'entrouvrit de quelques centimètres, et fit un baiser dans sa main qu'il m'envoya en soufflant dans celle-ci.
-Tu crois vraiment être suffisamment intelligent pour faire des choses dans mon dos ? cracha la voix de mon père depuis le seuil.
Jacob gronda. Ses mains se mirent à trembler imperceptiblement alors que mon paternel le fusillait du regard. Tous deux serrèrent les points, le premier car il détestait être rabaissé par mon père, le second parce qu'il se retenait de mettre une raclée au garçon – d'accord, au loup-garou - qui sort de la chambre de sa fille après avoir passé la nuit avec elle. Je retins mon souffle.
-Papa, je ...
-Ce n'est rien Nessie, ça va aller. Recule-toi.
Sa dernière phrase était un ordre. Jacob qui comme moi devait sentir la haine et la tension de mon père, tremblait comme une feuille. Il fallait qu'il se calme car il n'allait pas tarder à muter dans ces conditions et il serait probablement blessé. Je décidais d'intervenir.
-Stop ! lançais-je en me mettant à la vitesse de l'éclair entre les deux antagonistes. Ca suffit maintenant ! Mais qu'est-ce qui vous prends ? Papa ?! On dirait que Jake est un psychopathe et qu'il a des envies de meurtre envers moi !
Je plaçais ma main droite sur la poitrine de Jacob –ce contact le calma directement- et la gauche sur celle de mon père.
-Tiens, ça me rappelle quelque chose ! psalmodia ma mère depuis le seuil de la chambre voisine. Pas à toi mon amour ? tu sais à l'époque ou tu étais jaloux de Jacob ? continua-t-elle. Dans la forêt, sous la tente... tu sais qu...
-Je me rappelle ! explosa mon paternel ce qui ne manqua pas de faire sourire Jake. La situation est différente !
-De quoi vous parlez ?
-Ton père n'a, à mon avis, toujours pas enterré sa veille ranc½ur à l'encontre de Jake.
-Sa veille ranc½ur ?
« C'était quoi l'histoire » pensais-je.
-Il ya quelque année de cela Jacob aimait ta mère et c'était réciproque, avoua-t-il mauvais. Cependant, elle m'aimait d'un amour sans lequel ni elle ni moi ne pouvions nous passer et Jacob a tenté tous les diables pour essayé de me la reprendre... cela date de l'époque où elle était humaine, tu l'auras compris.
« Jake aimait maman ? » Mon père acquiesça d'un geste de la tête. Je tombais de haut là. J'observais mon ami qui me fixait avec appréhension. Je plaçai ma main sur sa joue. « Alors c'était ça ? Depuis le début ? » Il fronça les sourcils, il ne comprenait pas. Mais moi non plus cette fois. Je tournais les talons et rentrait dans ma chambre en claquant la porte. J'allumais la musique à fond pour masquer le plus possible de mes pensées bien que cela n'ai pas vraiment d'utilité, ça servait surtout à ce que mon père comprenne qu'il n'était pas le bienvenue dans ma tête. Ensuite, je filais sous la douche –technique imparable car il était trop respectueux pour me priver de mon intimité – Je me mis à réfléchir.
Si Jake aimait maman, j'avais mal interprété tous les signes que j'avais vus. S'il l'aimait, qui étais-je pour lui ? Pourquoi passait-il du temps avec moi ? Peut-être pour prouver à maman qu'il était capable de s'occuper de moi à l'instar de ce que faisait un père pour sa fille. Ca se résumait à ca ? J'étais la-fille-de-son-grand-amour et rien de plus. La frustration, la haine, la colère s'emparèrent de moi. L'incompréhension aussi, j'étais tellement plus jolie qu'elle, plus prompte lorsqu'il s'agissait de m'amuser... qu'attendais-t-il ? Pourrais-je un jour jouer le rôle la princesse et pas d'une de ses suivantes ? J'étais ... Jalouse. De ma propre mère.

Après une douche d'une heure et demie, je décidais de sortir de la salle de bain. Je me rhabillais en vitesse. Je voulais parler à ma mère, mais sans que Jake le sache, je ne pouvais donc pas parler à haute voix, il risquait de m'entendre avec son ouïe surdéveloppée.
« Papa. Papa » appelais-je mentalement « Pourrais-tu demandais à maman de venir me voir s'il te plait ? Merci. »
Je savais qu'il m'entendrait et je décidais également de ne pas penser à la conversation que j'allais avoir avec ma mère. Je mis la musique au maximum dans la chambre et me concentrais sur les paroles. Quelques secondes plus tard ma mère arriva dans la chambre.
-Qu'est ce qu'il se passe Nessie ?
-Tu pourrais ... euh, tu sais, éviter qu'il... écoute ?
Elle comprit immédiatement et me recouvrit de sa protection, celle qui empêchait mon père d'accéder à ses pensées. Avec la musique, il aurait du être dans la chambre pour entendre notre conversation.
-Merci, soufflais-je, j'en ai marre qu'il soit dans ma tête, surtout qu'il se permet souvent des réflexions. Comme hier. Tu as de la chance qu'il ne t'entende pas.
-Tu sais, ma chérie, il ne veut que ton bien. Alors tu me dis se qui te tracasse ?
Je réfléchis une dernière fois. Oui j'allais lui poser la question – les questions.
-Jake t'aime ?
-Non. Dit-elle avant de marquer une pose. Il m'aimait, avant. Lorsque j'étais humaine. Pourquoi ?
-Alors pourquoi Papa réagit-il ainsi ? répliquai-je sans me préoccuper de lui répondre.
-Il a peur ma chérie. Jake est un Loup...
-Non ! la coupais-je. Ca suffit ces histoires ! je sais que tu me caches quelque chose. Jake est peut-être un loup mais il ne me ferait jamais de mal et j'ai la résistance d'un vampire, je te rappelle. Donc même si il ne se contrôlait pas –ce qui n'est même pas envisageable – je n'aurais pas une égratignure.
Elle me sourit, d'un sourire plein de compassion que je ne compris pas.
-Je sais ce que c'est ma chérie, de devoir subir les humeurs et peur de ton père et surtout quand cela concerne Jake.
-S'il ne t'aime pas, s'il n'est pas là pour toi, que fait-il ici ? lui demandais-je pendant que les quelques maigres informations que j'obtenais me dirigeaient sur un autre chemin que la jalousie.
Elle réfléchit, elle était surement en lutte contre elle-même pour savoir si elle devait ou non me parler de se que j'ignorais. J'effleurais sa joue. Fais-moi confiance. Elle se mordit la lèvre inférieure. Pourquoi hésitait-elle ? De quoi avait-elle peur ?
-Jake... commença-t-elle, il...il est de la famille. Il nous aime comme sa famille, il aime passer du temps avec toi, il t'aime comme sa s½ur, je suppose. Et ca déplait à Edward.
Elle avait hésité une fraction de seconde sur chacun de ses mots, ce qui était inhabituel chez un vampire. Elle me sourit une nouvelle fois, elle sentait que j'avais entendu son hésitation.
-J'ai peur, avouais-je, après ce qui s'est passé hier soir, la manière dont ils se sont parlé, j'ai eu l'impression que quelque chose avait changé mais je ne sais pas trop dire quoi. J'ai de plus en plus peur qu'il s'en aille ou que papa le provoque et que ça se finisse mal. Papa le déteste tellement !
Je sanglotais sans larmes à présent.
-Et toi tu l'aimes.
C'était une affirmation. Elle avait raison.
-Bien sûr que je l'aime, c'est mon meilleur ami !
Elle m'observa un long moment. Ses yeux étaient tristes sans toute fois pouvoir pleurer, elle me comprenait.
-Ton meilleur ami... Dit-elle après quelques minute mais elle ne me parlait pas, elle était plongée dans ses réflexions, ses souvenirs. Ca va s'arranger, affirma-t-elle, il finira par se calmer. Je ne sais que trop bien ce que tu ressens.
-Maman tu pourrais faire quelque chose pour moi ?
-Bien sûr ma chérie.
-Pourrais-tu, lorsque papa est là, projeter ton bouclier sur moi pour qu'il ne sache pas fouiller dans ma tête ? Ou au moins lorsque je suis avec Jake parce que ses commentaires me mette hors de moi.
-Je ferais mon possible mais ce n'est pas toujours évident tu sais il ne faut pas que tu sois trop loin de moi car sinon je risquerais de devoir envelopper Edward avec et cela ne servira à rien alors et je ne suis pas toujours là où est ton père ma puce.
-Essaie quand même s'il te plait.
-D'accord.
Elle me serra dans ses bras. Et après un long moment sans rien dire, elle rompit le silence.
-Tu sais, tu devrais aller parler à Jacob, il tournait en rond depuis une heure avant que je ne vienne ici. Et puis, je suis sûr que tu as encore des questions, seul lui pourrait y répondre.
Je failli lui demander pourquoi mais je me retins. J'irais lui parler ce soir. Je remercier ma mère et la laissais aller retrouver mon père. J'avais besoin de réfléchir, penser, m'imaginer... m'embrouiller le cerveau en résumé. Je me dirigeais dans la salle de bains pour reprendre une douche.


# Posté le samedi 07 février 2009 21:04

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 21:01